Créatine et Ménopause — Pourquoi est-ce le supplément clé après 50 ans ?


En tant que nutritionniste et kinésithérapeute, j’observe quotidiennement l’impact du vieillissement hormonal sur la force et la densité osseuse de mes patientes.

Lors d’un récent échange passionnant avec la Dr Kruseman (diététicienne, chercheuse et spécialiste en santé publique) sur la chaîne de Jéjé et Raph, nous avons décortiqué les mécanismes du maintien de la masse maigre.

(Retrouvez l’épisode complet à la fin de l’article)

Pourquoi la créatine n’est pas « que pour les bodybuilders » ?

Contrairement aux idées reçues, la créatine n’est pas un produit dopant, mais un dérivé d’acides aminés naturellement présent dans nos muscles et notre cerveau. Pour une femme en période de ménopause, elle répond à trois problématiques majeures :

1. Lutter contre la sarcopénie (Fonte musculaire)

La chute hormonale accélère la perte de fibres musculaires. La créatine augmente la disponibilité de l’ATP (énergie cellulaire), permettant de maintenir une intensité suffisante lors des exercices de résistance. Comme le souligne le Dr Kruseman dans notre interview, « le corps est conçu pour le mouvement » ; la créatine est le carburant qui permet de rendre ce mouvement efficace.

2. Améliorer la densité minérale osseuse

Le couplage créatine + musculation est l’un des traitements non médicamenteux les plus efficaces contre l’ostéoporose. En permettant de soulever des charges légèrement plus lourdes (travail en résistance), la créatine favorise la contrainte mécanique sur l’os, stimulant ainsi les ostéoblastes (cellules créatrices d’os).

3. Soutien cognitif et fatigue mentale

La ménopause s’accompagne souvent du « brain fog » (brouillard mental). Des études récentes montrent que la supplémentation en créatine aide à maintenir les niveaux d’énergie cérébrale, réduisant la fatigue mentale et améliorant l’humeur.

Les conseils de Jéjé (Nutritionniste & Kiné) pour bien débuter :

S’appuyant sur les principes de personnalisation évoqués par le Dr Kruseman, voici le protocole recommandé :

  • Le type : Utilisez exclusivement de la créatine monohydrate (label Creapure de préférence), la forme la plus étudiée et la plus sûre.
  • Le dosage : 3 à 5 grammes par jour. Il n’est pas nécessaire de faire une « phase de charge ».
  • Le timing : Peu importe, mais la régularité est la clé. Prenez-la tous les jours, même les jours sans entraînement.
  • L’indispensable : Comme précisé dans l’interview avec Dr Kruseman, la supplémentation ne remplace pas le mouvement. Elle vient optimiser votre renforcement musculaire.

Note de l’expert : « La créatine ne vous fera pas prendre de ‘gras’. Elle peut causer une légère rétention d’eau intracellulaire (dans le muscle), ce qui est positif pour la synthèse protéique et l’hydratation. »

Source : Cet article s’appuie sur les travaux et l’interview exclusive réalisée par Jéjé et Raph avec le Dr Michael Kruseman, chercheuse en sciences de la vie et spécialiste de la régulation du poids.

Retrouvez l’épisode complet du podcast Santé + (Premier podcast santé de France) de Jéjé et Raph ICI

Cet article a été rédigé par Jérôme Perottet (Jéjé), kinésithérapeute et nutritionniste du sport. Il fait partie d’une série dédiée à la santé des femmes, basée sur l’expertise de la Dr Michael Kruseman, diététicienne et docteure en sciences de la vie (Université de Lausanne). Cet échange exclusif a eu lieu sur la chaîne de Jéjé et Raph, média spécialisé dans la vulgarisation scientifique de la santé et de la performance.